Alexandra Davy
Oeuvres & Textes


Membre du collectif Prisme Noir.

Formée aux Beaux Arts de Nancy et diplômée de l'Ecole de photographie de Toulouse (ETPA), Alexandra vit et travaille à Paris.

Sa démarche plasticienne s'articule autour des notions d'identité et d'absence, qui se manifestent dans l'altérité des lieux  qu'elle photographie ou imagine. Dans ses images, la frontière entre illusion et réalité parfois nous échappe. Le temps est suspendu et l'ambiguïté latente.

Son admiration pour des peintres comme Edouard Hopper et Giorgio De Chirico la pousse vers un esthétisme épuré et minimaliste.




Interview exclusive avec Alexandra Davy (Photographe plasticienne)

Y.D : Peux-tu nous dire quelques mots à ton sujet pour commencer ?

A.D : Je m’appelle Alexandra Davy, j’ai 28 ans et je suis photographe plasticienne et retoucheuse à Paris. Je viens d’une superbe région qui s'appelle l’Auvergne !

Comment t'es venue cette passion pour la photographie ?

Au départ c’était plutôt l’image en mouvement qui m’intéressait et surtout la mise en scène. Un soir vers l’âge de 16 ans, j’ai bloqué sur une chaise de jardin. La lumière était parfaite : un mélange de lune et de lampadaire. Cet objet, banal et insignifiant, posé là devant moi était soudainement magnifque, juste parce qu’il était là sous la faible lumière. Si j’en faisais l’image, le serait t-il encore ? Cette force tranquille serait-elle encore palpable ? C’est à ce moment que je me suis dit : pour moi ce sera l’image fixe.



Quel a été ton parcours jusqu'à présent ?

Après une année d’Histoire de l’Art à Strasbourg et deux ans aux Beaux-Arts de Nancy, je suis partie faire les saisons en tant que photographe sur les plages et les stations de ski. C’est une très bonne école pour le portrait, ainsi que pour le relationnel : ça m’a poussé à aller vers les autres et à oser. Puis j’ai intégré l’école de photographie de Toulouse (ETPA), pour une formation de trois ans. Ensuite je suis venue à Paris, je travaille maintenant comme retoucheuse et photographe en freelance. Je poursuis mes sujets perso en parallèle.



Comment travailles-tu ? Quels sont tes sujets de prédilection ?

Je travaille...dans l’urgence ! J’adore ça, même si parfois c’est embêtant car je suis aussi perfectionniste et ces deux mots ne vont pas ensemble ! J’aime autant bricoler, construire des petits décors dans mon coin (comme la série Faux-Semblant), que prendre des photos sur le vif, plus « humaines", dans la banalité de l’instant.



Quelles sont tes in?uences en matière de photo ?

Cette question est compliquée parce qu’il y a des photographes que j’adore mais ça n’a rien à voir avec mes images ! Comme Saul Leiter par exemple, coloriste Américain qui travaillait beaucoup sur le flou, la superposition d’images, le reflet. Je pense que j’aime ses images parce que je suis complètement myope (!) et du coup je suis très sensible aux couleurs, aux formes mais beaucoup moins au détails. Le travail de Max Pam me touche beaucoup également : les photographies de ses voyages sont pleines de poésie. C’est un photographe de l’Instant, et de l’Instinct, et j’aime sa démarche, qui pour moi est pleine d’humilité. Par contre ce qu’on peut peut-être retrouver dans mes images, ce sont les influences du peintre Edouard Hopper, dont les ambiances glaciales et les personnages hors du temps et solitaires me fascinent.

Peux tu nous présenter Prisme Noir ?

Prisme Noir c’est tout d'abord une rencontre ! Entre huit jeunes photographes d’horizons très différents. Le collectif, aura bientôt un an et cette identité commune nous rend plus actifs et plus visibles. Ça nous motive de réfléchir et de produire ensemble. Nos démarches sont très différentes les une des autres, nous ne traitons pas les même sujets et c’est inspirant ! D'ailleurs nous venons de cloturer notre première exposition " .Départ" qui se tenait du 26 février au 8 mars à la galerie 59 Rivoli. Tu peux voir la présentation de chacun de nous sur notre site www.prismenoir.com.



Peux-tu nous expliquer ton travail sur les deux visuels que tu as préparés pour cette première collaboration avec Colorblind ?

Je souhaitais travailler des images assez graphiques, en combinant photographie et motifs géométriques. L’idée c’est un gros "patch" qui vient barrer l’image, parce que c’est souvent les choses dissimulées que l’on souhaite voir.



Quels sont tes projets en cours ?

Je travaille actuellement sur une série de portrait en scotch sous lumière polarisée (Imagerie pour Héros) dont tu peux voir un exemple ci-dessus ! Cette lumière donne un effet particulier de coloration à certaines matières plastiques. C’est une technique que je compte utiliser pour mes futurs travaux, ça m’intéresse beaucoup car c’est un travail de précision ; il s’agit d’observer le phénomène sur les morceaux de scotch et de recomposer la lumière sur le portrait par des contrastes de couleurs.

Merci Alexandra !!!

Source : http://www.colorblindapparel.com/59-blog-alexandra-davy.html


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