A pied d’œuvre(s) - Monnaie de Paris // 31 mars - 09 juillet 2017

A pied d’œuvre(s) - Monnaie de Paris // 31 mars - 09 juillet 2017

du 31 mars  au 09 juillet 2017

A pied d'oeuvre(s) - une exposition du 40e anniversaire du Centre Pompidou

Monnaie de Paris
11 Quai de Conti
75006 Paris

. www.monnaiedeparis.fr

Des sculptures majeures du Centre Pompidou s’exposent au sol de la Monnaie de Paris


Le Centre Pompidou fête ses 40 ans en 2017 partout en France. Pour partager cet anniversaire avec les plus larges publics, il propose un programme inédit d’expositions, de prêts exceptionnels, de manifestations et d’évènements pendant toute l’année, dans quarante villes françaises, en partenariat avec d’autres institutions.

Des sculptures majeures du Centre Pompidou s'exposent au sol de la Monnaie de Paris

Commissaires : Camille Morineau, Directrice des expositions et des Collections à la Monnaie de Paris, sur une idée de Bernard Blistène, directeur du Musée national d’art moderne – Centre de création industrielle

Commissaires associés : Frédéric Paul, conservateur au Musée national d’art moderne – Centre de création industrielle, Mathilde de Croix, Commissaire d’exposition à la Monnaie de Paris

Camille Morineau, directrice des expositions et collections à la Monnaie de Paris, inaugure sa programmation culturelle par un commissariat sur une proposition de Bernard Blistène, directeur du Musée national d’art moderne, avec un sujet essentiel de l’histoire de la sculpture du20e siècle :le passage de la verticalité propre à la sculpture et au monument à l’horizontalité et à son rapport immédiat au sol.



  Michel Blazy, Sans Titre, 1993-1994 Papier toilette rose Dimensions variables Collection Centre Pompidou Musée national d’art moderne - Centre de création industrielle, Paris © Martin Argyroglo /Monnaie de Paris © Adagp



  Claudio Parmiggiani, Pittura pura luce (Peinture pure lumière), 1968 Tôle de fer, pigments minéraux naturels et végétaux, épices Boîte : 30 x 30 x 30 cm, Dimensions variables, oeuvre adaptable selon l’espace, pouvant être présentée avec 30, 20 ou 12 boîte



L’exposition « A pied d’œuvre(s) » tente de tout reprendre à zéro.
L’histoire de la sculpture s’est jusque-là écrite à la verticale : érigée, monumentale, masculine voire phallique. « A pied d’œuvre(s) » met en évidence la rupture essentielle que constitue l’affirmation du passage de la verticalité à l’horizontalité : elle explore le corps couché, s’attache aux matériaux bruts, lie le pauvre et l’immatériel à travers des expériences, des moments de l’histoire de l’art et des propositions décisives.

« A pied d’œuvre(s) » vous plaque littéralement au sol et propose des expériences proprement physiques. De la gigantesque jetée en spirale réalisée par Robert Smithson à Salt Lake City à l’installation vidéo spectaculaire de Pipilotti Rist à même le sol, il est donné au visiteur la possibilité de repenser d’emblée la notion de sculpture. Red Angel of Marseille, magistrale installation de James Lee Byars, se compose de mille boules de verre plein d’un rouge sombre ordonnancées selon un dessin symétrique de volutes et contre-volutes sur le marbre noir et blanc du Salon Dupré de la Monnaie de Paris.

 

« A pied d’œuvre(s) » met en quelque sorte l’histoire de la sculpture à plat à travers trois moments clés. En 1917, Marcel Duchamp abandonne au sol un porte-manteau et l’intitule Trébuchet. En 1939, Alberto Giacometti représente, à même le sol, le corps d’une femme blessée. En 1960, Yves Klein décroche du mur sa toile et fait gésir l’espace. Ces trois chefs d’œuvres, qu’il est rare de voir réunis, inaugurent un parcours à fleur de sol des collections du Centre Pompidou et synthétisent trois moments distincts de l’histoire de la sculpture au 20e siècle. Ils incarnent le propos de l’exposition.

 

« A pied d’œuvre(s) » se déploie à vos pieds à travers une sélection d’œuvres fortes. Pas à pas, la sculpture se décline dans « son champ élargi », pour reprendre la formulation de Rosalind Krauss. Au-delà de l’espace clos du musée et au-delà de la conception classique de la sculpture, la suite du parcours conduit le visiteur à découvrir d’une salle à l’autre, des thèmes différents. Traversée dans les collections du Centre Pompidou, la sculpture n’a plus ici une seule unité de lieu, voire de médium. Objet trouvé, clou, papier toilette, pierre, verre, tige métallique, la terre, le corps sont autant de matériaux déployés par les artistes à même le sol.

« A pied d’œuvre(s) » conduit à proposer de voir se côtoyer des grands noms de l’art (Marcel Duchamp, Alberto Giacometti, Yves Klein, Carl Andre, Robert Smithson, Ana Mendieta, Tony Cragg, Luciano Fabro) avec des artistes en pleine actualité (Pipilotti Rist, Tatiana Trouvé, ORLAN…).  Ce parcours des collections du Centre Pompidou, qui traverse l’histoire de l’art des 20e et 21e siècles, met également en évidence un nombre important de travaux de femmes profondément investies dans ce sujet.

« A pied d’œuvre(s) » annonce ainsi deux directions importantes de la programmation des expositions de Camille Morineau à la Monnaie de Paris : l’histoire de la sculpture et une attention soutenue portée à la création des artistes femmes.

Publication et mini-médaille

Une publication présentant les œuvres dans les salles d’exposition de la Monnaie de Paris accompagnera cette exposition. Elle paraîtra trois semaines après l’ouverture. Une mini-médaille sera produite en édition limitée, à l’occasion de l’anniversaire des 40 ans du Centre Pompidou.

La Monnaie de Paris

Depuis 2008, la Monnaie de Paris organise des expositions d’art contemporain : Daniel Buren, Tadashi Kawamata, Jean Prouvé, David Lachapelle…et plus récemment la Chocolate Factory de Paul McCarthy en 2014, le Muséed’ArtModerne-Département des Aigles de Marcel Broodthaers, Take Me (I’m Yours) en 2015 ainsi que Not Afraid of Love de Maurizio Cattelanen2016. Degrands événements sont aussi organisés au cœur de la ville avec Stockhausen et John Baldessari mais aussi la plus jeune génération tels que Mohamed Bourouissa. Enfin la Factory – invitation annuelle à un artiste – devient un moteur transversal de création et de réflexion au sein même des deux usines de Paris et de Pessac de la Monnaie de Paris pour impulser un nouveau développement artistique.

Cette ouverture de la Monnaie de Paris sur la création contemporaine se prolonge par des collaborations avec de   grands créateurs qui signent de nouvelles collections (Philippe Starck, Karl Lagerfeld, Sempé, Jean-Paul Gaultier), avec son conseiller artistique pour les médailles, Christian Lacroix ou encore avec de grandes maisons de luxe (Chanel, Cartier, Baccarat, Goyard, Hermès, Cité de la céramique de Sèvres, Van Cleef & Arpels…).

Fondée en 864, la Monnaie de Paris est doyenne des institutions françaises et la plus vieille entreprise du monde. Ses ateliers d’art parisiens sont installés depuis 1775. Afin de faire découvrir aux visiteurs son patrimoine et ses métiers, la Monnaie de Paris s’est engagée dans une ambitieuse transformation de son site parisien. En plus des salons d’expositions rénovés qui accueillent depuis 2014, une programmation artistique consacrée à des artistes confirmés et émergents, la Monnaie de Paris accueille le restaurant gastronomique de Guy Savoy depuis 2015.

En 2017, l’ancien Musée Monétaire repensé ouvrira ses portes et permettra de découvrir les ateliers d’art, (plus de 150 artisans y travaillent) ainsi que les trésors des collections historiques jusqu’alors invisibles. Les visiteurs auront aussi accès à de nouvelles boutiques accessibles par 4 rues piétonnes et un nouveau jardin.






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