Mémoire et lumière - Photographie japonaise / La Donation Dai Nippon Printing Co // MEP

Mémoire et lumière - Photographie japonaise  / La Donation Dai Nippon Printing Co // MEP

.du 28 juin  au 27 aout 2017

Maison Européenne de la Photographie
5/7 Rue de Fourcy
75004 Paris

. www.mep-fr.org

Dès le début des années 1990, la société d’impression japonaise Dai Nippon Printing Co., Ltd constitue pour la Maison Européenne de la Photographie une importante collection représentative de la photographie japonaise de la deuxième moitié du XXe siècle. L’exposition investit la quasi-totalité des espaces de la MEP et propose une large sélection de chacun des 21 photographes de la donation, riche aujourd’hui de 540 pièces.

Cette exposition est dédiée à la mémoire de Keiichi Tahara, 1951-2017, et de Hiroshi Yamazaki, 1946-2017.

Avec des œuvres de Nobuyoshi Araki, Masahisa Fukase, Seiichi Furuya, Naoya Hatakeyama, Hiro, Eikoh Hosoe, Yasuhiro Ishimoto, Miyako Ishiuchi, Ihei Kimura, Taiji Matsue, Ryuji Miyamoto, Yasumasa Morimura, Daido Moriyama, Ikko Narahara, Toshio Shibata, Hiroshi Sugimoto, Keiichi Tahara, Hiromi Tsuchida, Shomei Tomatsu, Shoji Ueda, Hiroshi Yamazaki.

En 1992, sous l’impulsion de son président Monsieur Yoshitoshi Kitajima, la grande société japonaise d’impression Dai Nippon Printing Co., Ltd., fondée en 1876, décide de constituer pour la Maison Européenne de la Photographie une importante collection représentative de la photographie japonaise depuis le début des années 1950. À cette époque, les photographes japonais étaient très peu présents dans les collections publiques françaises. Ainsi, chaque année de 1994 à 2006, la collection de la MEP s’est enrichie d’une ou deux séries majeures des maîtres de la photographie japonaise. Les choix, réalisés avec la collaboration essentielle de la galeriste Kazé Kuramochi, se sont avérés pertinents.

Constituées aujourd’hui de 540 œuvres, cette « collection dans la collection » révèle la place essentielle prise par la photographie japonaise dans l’histoire de la photographie mondiale et l’importance d’auteurs devenus pour la plupart des acteurs majeurs de la création contemporaine.

En quelques décennies, dans un après-guerre bouleversé par la double tragédie nucléaire des 6 et 9 août 1945, suivie de l’occupation américaine qui durera jusqu’en 1951, se succèdent des générations de photographes témoins des bouleversements économiques et sociaux d’une société blessée mais en pleine mutation. En 1968, le Japon devient la troisième puissance économique mondiale. Dans le même temps, les mouvements contestataires des années 1960 libèrent toutes les expressions artistiques et particulièrement la photographie, notamment grâce à la revue Provoke publiée entre 1968 et 1969. Apprenant les uns des autres, ces auteurs repoussent toujours plus loin les possibilités et les limites de la photographie. Scrutant les failles et les cicatrices d’un pays meurtri mais en plein renouveau, ils confrontent l’intime à l’histoire collective, et s’impliquent totalement dans l’acte photographique avec une froide sobriété et une violence contenue qui confèrent à leurs travaux une puissance sous-jacente.

Beaucoup de ces photographes documentent le Japon dans un contexte historique qui influence fortement leur style photographique ; et bien que ces auteurs soient largement ouverts sur le monde, leurs travaux, jusqu’aux années 1980, sont peu diffusés à l’étranger. Les artistes nés après-guerre continuent de dépeindre l’identité japonaise, scrutant leur territoire tout en voyageant et en élargissant leurs champs d’investigation. Certains vivent et travaillent hors du Japon, comme Yasuhiro Ishimoto, Hiro, Keiichi Tahara, Seiichi Furuya. Aussi ne peut-on les cantonner à l’étiquette de photographie japonaise, tant leur propos est universel. La plupart ont obtenu une forte notoriété internationale. Ce qui les rassemble, c’est leur engagement dans l’acte photographique.

L’exposition, qui occupe l’ensemble des quatre niveaux de la Maison Européenne de la Photographie, présente une très large sélection de chacun des vingt-et-un photographes de la donation.

Si certains photographes nous donnent à voir les conséquences d’une des plus grandes catastrophes humaines de tous les temps, alors que d’autres évoquent leur propre amour disparu, il se dégage de l’ensemble de ces travaux, toujours réalisés à la bonne distance, une force de la mémoire et une proposition de regarder en nous, avec humilité, notre propre humanité.




Commissariat d’exposition

Jean-Luc Monterosso, commissaire général
Pascal Hoël, commissaire
Avec la collaboration de Frédérique Dolivet et Diane Kitzis



1 Commentaires

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