Pascal Pinaud - Parasite Paradise // FRAC PACA

Pascal Pinaud - Parasite Paradise // FRAC PACA

.du 01 juilllet au 05 nov. 2017

Pascal Pinaud - Parasite Paradise

FRAC PACA
20, bd de Dunkerque
13002 Marseille

. www.fracpaca.org

« Au début des années quatre-vingt, Pascal Pinaud (1964, Toulouse) affirme son choix d’investir le champ de la peinture avec la ferme volonté d’en renouveler les pratiques et les questionnements. A l’origine de sa démarche,
la nécessité d’une recherche en peinture s’est imposée au cours de ses études à l’École d’art de la Villa Arson à Nice. Cultivée par un esprit réflexif, une inventivité fertile et un humour caustique, elle se révèle hyperactive.
Son oeuvre, régie par un principe de diversification des modes de production de la peinture, se développe en différentes séries, identifiées par les médiums employés ou par des sujets de recherche. Au nombre de trente-quatre aujourd’hui, […] Toutes sont ouvertes aux travaux d’un Serial Painter*. Au sein des séries, chaque pièce est un prototype qui exploite les données d’une procédure précisément pensée. Ces oeuvres peuvent prendre la forme du tableau, de la sculpture, de la photographie ou de l’installation et recourir à une grande variété de matériaux et de savoir-faire empruntés à la sphère domestique, artisanale ou industrielle. En puisant ses sources dans les activités d’un quotidien des plus communs, les travaux de Pascal Pinaud ouvrent un dialogue entre la vie de tous les jours et les discours les plus élaborés de la peinture moderne et contemporaine. »

 

Dominique Abensour
Extrait du texte publié dans le livret de l’exposition Pascal Pinaud - Sur la route, Frac Bretagne, mai-août 2015.

*Titre du catalogue dédié à l’oeuvre de Pascal Pinaud, texte de Thomas Golsenne, éditions Mamco, Genève, 2014.



  © exhibition view - Pascal Pinaud - FRAC PACA



« J’aime accrocher mon travail parce qu’aujourd’hui, chaque exposition est l’occasion d’un projet à part entière, une tentative d’éprouver une des limites du territoire dans lequel j’opère, en tout cas ce qui me paraît en être une au moment où l’on me propose d’exposer dans un lieu. Si l’on voulait résumer, la question qui se pose serait celle-ci : Jusqu’où s’étend l’activité d’un peintre ? Mes expositions y répondent en même temps qu’elles agrandissent le terrain que couvre ladite activité. En 1994, j’ai tenté une mise en rapport entre le mur où étaient accrochés deux de mes séries et le sol que j’avais recouvert entièrement jusqu’aux plinthes de tapis de différents styles et qui se superposaient par endroits. Pour voir les tableaux, il fallait fouler les tapis. Le rapport de ces deux actions exprimait pour moi une formulation possible des limites que ma pratique rencontrait à ce moment-là. Depuis, je conçois pour mes expositions des pièces dont je dirais qu’elles proviennent des banlieues du tableau et qui interrogent, lorsque je les mets en regard dans un même espace, les conditions dans lesquelles je produis ces tableaux.
C’est ainsi qu’ont été conçus le Mur à méditer de profil et les Moulins à prières. Ce sont des objets faits pour régler la focale du regard sur mes peintures, peut-être pour la contrarier. En tout cas ce sont des trous de serrure mentaux par lesquels j’impose un regard sur mes pièces ».



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