EXPO // EDUARDO CHILLIDA : LA GRAVEDAD INSISTENTE // LES ABATTOIRS // TOULOUSE

EXPO // EDUARDO CHILLIDA : LA GRAVEDAD INSISTENTE // LES ABATTOIRS // TOULOUSE

 .Eduardo Chillida - La Gravedad Insistente  -  06 avril au 26 aout 2018

Les Abattoirs
76 allées Charles-de-Fitte
31300  Toulouse

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www.lesabattoirs.org

Avec le soutien exceptionnel de la Fundación Eduardo Chillida-Pilar Belzunce, les Abattoirs poursuivent leur exploration et redécouverte des grandes figures de l’art moderne et contemporain en proposant une exposition dédiée à l’artiste Eduardo Chillida (1924-2002) rassemblant plus de 60 œuvres de tout support.

Dès les années 1950, l’artiste espagnol Eduardo Chillida (1924-2002) participe au renouvellement de la sculpture. Il refuse les contraintes de la matière et décide de créer ses sculptures directement au feu, dans la forge et de refuser la duplication traditionnelle de la sculpture en bronze.
 
Le corpus d’œuvres présenté aux Abattoirs, allant de 1952 à 2002, s’appuie sur les collections de la Fundación Eduardo Chillida-Pilar Belzunce, issues du fonds d’atelier de l’artiste, ainsi que sur des prêts de collections publiques et privées.
 
Partant de l’épopée des Peignes du vent, conçus à fleur de l’océan Atlantique à Saint-Sébastien (Espagne), l’exposition aborde l’œuvre d’Eduardo Chillida de manière thématique, notamment les quatre éléments (eau, feu, air, terre). À côté des sculptures de fer et de métal, elle réunit un ensemble d’œuvres blanches (albâtre, œuvres graphiques) et de terres cuites.
 
Le projet illustre sa vocation pour la création de volumes qui sont autant de lieux physiques, spirituels et humanistes.
 
L’exposition  offre ainsi l’occasion de redécouvrir aux Abattoirs le travail de cet artiste majeur de l’histoire de la sculpture. Elle illustre combien la pensée d’Eduardo Chillida s’engage avec la gravité et le dépassement du poids de la matière, et permet d’approfondir le caractère  résolument expérimental de son œuvre. 
 
Portant sur des thématiques propres à l’artiste, telles que les limites de l’espace ou encore l’implication de l’art dans l’espace public et la nature, l’exposition met en rapport les sculptures avec une sélection d’affiches, de dessins et de gravures. Les œuvres dialoguent également avec l’architecture des Abattoirs, notamment grâce à des suspensions.
 
Un catalogue avec des écrits de l’artiste et des vues de l’exposition est édité aux éditions Dilecta (Paris).
 
 

Biographie de l’Artiste

Originaire de Saint-Sébastien (Espagne) où il naît en 1924, Eduardo Chillida se rend à Madrid en 1943 pour entamer des études d’architecture. Préférant se consacrer à l’art du dessin, il rejoint, quatre ans plus tard, un atelier où il réalise ses premières sculptures. L’année suivante est marquée par son installation à Paris et par la découverte des antiques conservés au Musée du Louvre. C’est là qu’il réalise ses premiers plâtres et ses premières œuvres en pierre. À partir de 1950, sa sculpture devient totalement abstraite et les matériaux qu’il emploie se diversifient (bois, fer, acier, terre chamottée, béton, ciment, albâtre). Cherchant à explorer les potentialités de la matière, l’artiste ne s’interdit aucun format. En 1951, il retourne à Saint-Sébastien où il commence à travailler dans une forge. Cinq ans plus tard, il conçoit sa première exposition à la Galerie Maeght. Son œuvre fait notamment l’objet de textes de Gaston Bachelard. En 1958, il reçoit le Grand Prix de sculpture à la Biennale de Venise. Son  travail  s’élargit bientôt à  l’espace public  avec  notamment l’installation des  Peignes du vent achevée à Saint-Sébastien en 1976.

Les années 1980 et 1990 voient la consécration internationale de l’artiste qui reçoit de nombreuses distinctions et prix prestigieux. Il expose également dans de grandes institutions, notamment au Guggenheim Museum de New York en 1980, à la Biennale de Venise en 1990 ou encore au Musée Picasso d’Antibes en 1991. Dans ces mêmes années, l’œuvre de Chillida fait l’objet d’un nombre considérable de  commandes publiques  internationales qui  lui  permettent de  déployer  la monumentalité et la force poétique de son art. En 1987 il produit notamment L’éloge de l’eau, œuvre de 54 tonnes suspendue au-dessus d’un plan d’eau de Barcelone, d’où elle se reflète. Les commandes se poursuivent notamment à Séville où il réalise en 1992 un Hommage à la Tolérance, ou à Saint- Jacques de Compostelle en 1994 lorsqu’il il réalise La porte de la Musique. Lors de l’exposition Chillida et la Musique présentée en 1997 à Bad Homburg (Allemagne), l’artiste révèle également son lien à la musique et à la poésie. En 2000, le Musée Chillida-Leku aujourd’hui fermé à la visite individuelle, est inauguré à Hernani, près de Saint-Sébastien (Espagne), en présence de l’artiste. Vaste espace de 12 hectares, il accueille plus de quarante œuvres monumentales en acier et en pierre dans un lieu acheté et conçu par l’artiste. Celui-ci meurt le 19 août 2002.